Voici un article rédigé dans un style journalistique :
Bangui – 12 juin 2026
Une nouvelle étape s’ouvre dans l’histoire sécuritaire de la République centrafricaine. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a officiellement transféré sept de ses bases aux autorités centrafricaines, marquant l’un des signes les plus visibles de la reconfiguration progressive de sa présence dans le pays. (MINUSCA)
La cérémonie de remise s’est tenue le 10 juin à Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, en présence de la cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, et du Premier ministre centrafricain, Félix Moloua. Les installations concernées sont situées à Mbaïki, Bamingui, Dékoa, Dilapoko, Ippy, Kouango et Pombolo. (Radio Ndeke Luka)
Une transition sécuritaire assumée
Selon les Nations unies, cette décision vise à « consolider les acquis de la paix » et à accompagner le transfert progressif des responsabilités sécuritaires vers les institutions nationales. Les autorités centrafricaines devront désormais assurer la sécurisation de ces zones, la protection des populations civiles ainsi que la gestion des infrastructures rétrocédées. (MINUSCA)
Cette évolution intervient après plusieurs années d’amélioration relative de la situation sécuritaire dans certaines régions du pays. Depuis le début de l’année, la MINUSCA a déjà fermé ou transféré plusieurs emprises militaires dans le cadre d’une vaste réorganisation de son dispositif. (Africa24 TV)
La présence de l’ONU se transforme, mais ne disparaît pas
Les autorités centrafricaines ont toutefois insisté sur le fait que cette rétrocession ne signifie pas le départ de la mission onusienne. Le Premier ministre Félix Moloua a rappelé que la MINUSCA poursuivra ses opérations dans les zones où les groupes armés demeurent actifs et où les populations restent exposées aux violences. (allAfrica.fr)
Avec près de douze ans de présence sur le territoire centrafricain, la mission de l’ONU entre ainsi dans une nouvelle phase : moins de bases fixes, davantage de mobilité et un recentrage sur les régions les plus instables. (allAfrica.fr)
Un contexte géopolitique en pleine mutation
Cette évolution s’inscrit également dans un contexte de recomposition des partenariats sécuritaires du pays. Alors que l’influence occidentale s’est progressivement réduite, Bangui a renforcé ces dernières années sa coopération avec la Russie et le Rwanda dans les domaines militaire et sécuritaire.
Pour les autorités centrafricaines, la récupération de ces bases constitue un symbole de souveraineté retrouvée. Pour les observateurs internationaux, elle représente surtout un test grandeur nature : celui de la capacité de l’État centrafricain à maintenir durablement la sécurité dans des régions longtemps dépendantes de la présence des Casques bleus. (allAfrica.fr)
Si cette transition réussit, elle pourrait marquer le début d’une nouvelle phase pour la Centrafrique : celle d’un État assumant progressivement la gestion de sa sécurité intérieure après plus d’une décennie de soutien international massif. (MINUSCA)
