Après la prise d’Am-Dafock, une coalition rebelle menace ouvertement de marcher sur Bangui

L’attaque menée le 30 juin contre la ville d’Am-Dafock, à une soixantaine de kilomètres de Birao, dans la préfecture de la Vakaga, a fait émerger une nouvelle coalition de groupes armés. Dans un document daté du 1ᵉʳ juillet 2026, la Coalition centrafricaine pour le redressement (CCR) a revendiqué l’intention d’engager une offensive militaire contre la capitale, affirmant vouloir renverser le pouvoir en place et obtenir le départ des forces russes présentes aux côtés de l’armée centrafricaine.

Solidarité populaire et opérations militaires

Selon plusieurs médias locaux, la ville d’Am-Dafock, dans un premier temps tombée sous le contrôle des assaillants, a depuis été reprise par les Forces armées centrafricaines (FACA), qui poursuivent des opérations de sécurisation dans la Vakaga afin de consolider ce gain militaire et de prévenir toute nouvelle incursion depuis la frontière soudanaise. Le 6 juillet, une marche de soutien aux FACA a réuni à Bangui des manifestants porteurs de drapeaux nationaux et de banderoles appelant à l’unité nationale et à la paix.

En parallèle, le Groupe de travail de la société civile (GTSC) a également interpellé le gouvernement, plaçant la sécurité des populations au rang de priorité absolue et se réservant le droit d’appeler à une mobilisation citoyenne pacifique si aucune amélioration tangible n’était constatée sur le terrain. Ces développements interviennent alors que le nord-est du pays reste exposé à des activités transfrontalières liées au conflit soudanais, dans un contexte sécuritaire que les Nations unies continuent de qualifier de fragile.

Au-delà de l’épisode militaire, la situation humanitaire à Am-Dafock demeure préoccupante plusieurs jours après l’attaque : de nombreux habitants manquent encore d’abris, de vivres et de médicaments, selon des informations relayées localement. La reprise de la ville par les FACA n’a donc pas suffi, à ce stade, à rétablir des conditions de vie normales pour une population directement touchée par les combats, et les besoins d’assistance humanitaire restent, selon plusieurs sources locales, largement supérieurs à ce qui a pu être acheminé jusqu’ici.

Sources : Corbeau News Centrafrique (corbeaunews-centrafrique.org, 1er et 6 juillet 2026) ; Journal de Bangui (journaldebangui.com) ; ONU Info (news.un.org).

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