Le Tchad dément toute implication dans un projet de déstabilisation de la Centrafrique

Dans un communiqué officiel publié le 3 juillet 2026, le ministère tchadien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger a rejeté avec fermeté les accusations relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux et par certains médias, selon lesquelles N’Djamena serait impliquée dans un projet visant à déstabiliser la République centrafricaine. Le ministère affirme avoir pris connaissance de ces allégations « avec étonnement et indignation », les attribuant à une campagne de désinformation orchestrée par des « officines politico-médiatiques ».

Un appel à la rigueur de l’information

Le gouvernement tchadien réaffirme dans son communiqué qu’il « n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais partie prenante à une quelconque entreprise subversive dirigée contre un État frère », invoquant le principe de non-ingérence inscrit dans la Charte des Nations unies, l’Acte constitutif de l’Union africaine et les textes de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). N’Djamena appelle par ailleurs les médias, les acteurs politiques et les utilisateurs des réseaux sociaux à privilégier les faits établis et les sources officielles.

Cette mise au point diplomatique intervient dans un contexte régional tendu, marqué par l’apparition début juillet d’une nouvelle coalition armée, la Coalition centrafricaine pour le redressement (CCR), après l’attaque du 30 juin contre la ville frontalière d’Am-Dafock. Si aucun lien direct entre le Tchad et cette coalition n’a été établi par une source indépendante à ce stade, l’épisode illustre la sensibilité persistante des relations entre Bangui et ses voisins immédiats sur les questions de sécurité aux frontières.

Les relations entre N’Djamena et Bangui sont scrutées de près depuis plusieurs années, la frontière commune servant régulièrement de zone de transit pour des groupes armés opérant de part et d’autre. En choisissant de répondre publiquement et rapidement aux accusations qui circulaient sur les réseaux sociaux, le gouvernement tchadien semble avoir voulu éviter qu’une polémique non vérifiée ne vienne fragiliser davantage une coopération bilatérale déjà mise à l’épreuve par l’instabilité qui touche la région frontalière commune aux deux pays et au Soudan.

Sources : ministère tchadien des Affaires étrangères, communiqué du 3 juillet 2026, relayé par Le Pays (lepaystchad.com) et Tchadinfos (tchadinfos.com, 3 juillet 2026).

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