LES PERROQUETS DE BANGUI REPARTENT À LA CONQUÊTE DE LA SCÈNE PANAFRICAINE

La compagnie théâtrale Les Perroquets de Bangui a pris son envol le 27 juin pour participer à deux festivals panafricains qui doivent marquer un nouveau jalon dans son parcours international, selon le média Oubangui Médias. Fondée en 2010 après la scission d’un précédent collectif, la troupe centrafricaine s’est bâti au fil des ans une réputation qui dépasse largement les frontières du pays.

Un palmarès qui a fait connaître la Centrafrique

Composée notamment des comédiens Baba Kpignon, Sokpe et Yanganda Benjamin, la troupe cultive un théâtre populaire et engagé qui puise dans le quotidien centrafricain pour aborder, avec humour et gravité mêlés, des sujets de société. Son parcours est jalonné de distinctions régionales et internationales : vice-championne d’Afrique lors de l’édition 2017 du concours « Africa’s Got Talent », elle avait ensuite décroché le prix de la meilleure interprétation lors de la 17e édition du Festival mondial du théâtre amateur, en 2021.

Ces nouvelles participations à des rendez-vous panafricains s’inscrivent dans la continuité de cette trajectoire, la compagnie ayant déjà représenté la Centrafrique par le passé à des concours et festivals internationaux de théâtre, notamment au Gabon. Pour les acteurs culturels centrafricains, ce type de déplacement constitue une vitrine précieuse pour un secteur des arts vivants qui peine souvent à trouver des financements et une visibilité à la hauteur de son dynamisme.

Le programme détaillé des deux festivals auxquels participe la troupe cet été, ainsi que le nom des œuvres présentées, n’ont pas encore été précisés dans les comptes rendus disponibles à ce stade. Le retour des Perroquets de Bangui à Bangui, et un éventuel bilan de cette tournée, sont attendus dans les prochaines semaines.

Au-delà du seul succès de cette compagnie, son parcours illustre la vitalité d’une scène théâtrale centrafricaine qui continue de produire, malgré des moyens limités, des œuvres capables de rivaliser sur les plus grandes scènes du continent. Dans un secteur culturel où les financements publics restent rares, la capacité de troupes comme celle-ci à s’autofinancer et à décrocher des invitations internationales est régulièrement citée par les acteurs culturels centrafricains comme un exemple à suivre pour d’autres disciplines artistiques du pays, qu’il s’agisse de la musique, de la danse ou des arts visuels.

Source : Oubangui Médias (oubanguimedias.com), article du 1er juillet 2026.

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