Plus de 12 000 jeunes Centrafricains en lice pour intégrer la police et la gendarmerie

Plus de 12 000 candidats ont entamé, dimanche 19 juillet, les épreuves du concours de recrutement de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, selon le Journal de Bangui. Le coup d’envoi officiel a été donné au lycée Barthélemy-Boganda de Bangui par le ministre de la Sécurité publique, en présence de responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que d’autorités administratives.

À l’issue de ce processus de sélection, seuls 500 candidats seront finalement retenus, répartis à parts égales entre les deux corps, soit 250 futurs policiers et 250 futurs gendarmes. Ces nouvelles recrues doivent, selon le ministère, venir renforcer les capacités opérationnelles des Forces de sécurité intérieure afin de mieux répondre aux défis liés à la protection des populations sur l’ensemble du territoire centrafricain.

### Un engouement révélateur pour les métiers de la sécurité

Le nombre élevé de candidatures, pour seulement 500 places disponibles, traduit selon le Journal de Bangui « l’intérêt grandissant des jeunes pour les métiers de la sécurité », dans un contexte marqué par la volonté des autorités de consolider les institutions républicaines. Cet engouement s’inscrit également dans un contexte économique et social où les postes dans la fonction publique, jugés stables, restent particulièrement recherchés par une jeunesse confrontée à un marché de l’emploi restreint.

Les autorités compétentes ont indiqué que le concours se poursuit sous leur supervision, en insistant sur le respect des principes de transparence, d’équité et de mérite tout au long du processus de sélection. Seuls les candidats ayant satisfait aux différentes étapes – épreuves écrites puis physiques, selon les informations disponibles – seront retenus pour intégrer les écoles de formation de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, avant une affectation sur le terrain.

Ce concours s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement des effectifs sécuritaires observé ces derniers mois en Centrafrique, à travers plusieurs campagnes de recrutement successives dans les forces de défense et de sécurité intérieure. Pour de nombreux jeunes candidats venus de Bangui mais aussi des provinces, ce concours représente également une rare perspective d’insertion professionnelle stable, dans un pays où les débouchés formels restent limités en dehors de la fonction publique et du secteur informel.

**Sources** : Journal de Bangui (journaldebangui.com), 20 juillet 2026 ; Alwihda Info (alwihdainfo.com), 19 juillet 2026

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