La ville de Boali, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Bangui, s’est réveillée dans un climat de forte tension le 14 juillet, au lendemain de l’assassinat d’Armel Olo, un ressortissant de la localité âgé d’une trentaine d’années, rapporte le Journal de Bangui. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, la victime a été tuée par des hommes armés non identifiés à proximité de la rivière Mpoko.
L’annonce de sa mort a provoqué une vague d’indignation au sein de la population. Dès les premières heures de la matinée, de nombreux habitants se sont rassemblés dans les rues pour dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire dans la région et interpeller les autorités sur l’absence, selon eux, de réponses face à des violences jugées répétées.
Une enquête réclamée par les manifestants
Les manifestants ont demandé l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs de cet assassinat et de les traduire en justice. Ils ont également appelé au renforcement du dispositif sécuritaire autour de Boali et sur les principaux axes de circulation environnants, où des actes de violence sont régulièrement signalés par les riverains.
Cet homicide ravive des inquiétudes déjà présentes chez les habitants de Boali, qui font état d’un climat d’insécurité persistant malgré la présence de forces de défense et de sécurité dans la zone. L’épisode survient après une série d’autres incidents dans les environs, notamment une attaque contre des éleveurs en mai dans le village de Gbaho, à une vingtaine de kilomètres de la ville, qui avait fait quatre blessés.
Pour plusieurs habitants cités par le Journal de Bangui, il devient urgent que des mesures concrètes soient engagées pour protéger les populations civiles et restaurer la confiance envers les forces de l’ordre locales. Aucune arrestation n’avait été annoncée au moment de la publication de l’article source.
Source : Journal de Bangui (journaldebangui.com/rca-boali-sous-tension-apres-le-meurtre-dun-habitant-la-population-denonce-linsecurite/)
