À Birao, dans la préfecture de la Vakaga, comme à Zémio, dans le Haut-Mbomou, le coût de la vie devient de plus en plus difficile à supporter pour les habitants, rapporte Radio Ndeke Luka dans un reportage diffusé le 6 août 2026. En cause : une insécurité persistante combinée au mauvais état des routes, parfois totalement impraticables, qui perturbe l’approvisionnement des marchés locaux et entraîne une flambée des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité.
Ces deux localités du nord-est et de l’est du pays comptent parmi les zones les plus enclavées de la République centrafricaine, où les échanges commerciaux dépendent largement de pistes régulièrement coupées par les intempéries ou rendues dangereuses par la présence de groupes armés. Cette situation pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages, déjà fragilisés par des mois de tensions dans les préfectures frontalières du Soudan.
Un appel aux autorités de Bangui
Face à cette situation, les habitants de Birao et de Zémio lancent un appel aux autorités de Bangui pour qu’elles interviennent, tant sur la sécurisation des axes routiers que sur le ravitaillement des marchés. Le reportage réalisé par la journaliste Edda Lotine Djiko pour Radio Ndeke Luka illustre les difficultés quotidiennes rencontrées par les commerçants, contraints de répercuter sur leurs prix la hausse du coût du transport et les risques pris pour acheminer leurs marchandises.
Cette hausse des prix s’ajoute à d’autres difficultés logistiques observées ces derniers jours dans plusieurs régions du pays, comme la panne prolongée du bac de Nola, sur la Mambéré, qui perturbe elle aussi la circulation des personnes et des marchandises dans la Sangha-Mbaéré.
Le phénomène n’épargne pas non plus la capitale : début août, l’émission Patara de Radio Ndeke Luka consacrait un débat à la pénurie de carburant qui, selon ses invités, prend de l’ampleur à Bangui et asphyxie également la quasi-totalité des villes de province, ajoutant une difficulté supplémentaire à l’approvisionnement déjà fragile des marchés de l’intérieur du pays.
