Centrafrique : l’insécurité persiste aux frontières malgré les efforts de stabilisation

La situation sécuritaire reste fragile dans plusieurs zones périphériques de la République centrafricaine, malgré les efforts engagés par les autorités et leurs partenaires. Dans son communiqué publié après sa réunion du 1er septembre 2026, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine s’est dit préoccupé par la persistance de l’insécurité dans certaines parties du Vakaga, du Haut-Mbomou et du Mbomou. L’organisation évoque la présence de groupes armés résiduels, de réseaux criminels et la répétition d’attaques visant notamment les populations civiles, les forces de sécurité et les Casques bleus.

Dans le nord-est du pays, les autorités locales et la MINUSCA tentent parallèlement de consolider les acquis de la stabilisation. Dans la région de Yadé, la mission onusienne rapporte début septembre une amélioration progressive de la situation et un recul des violences organisées, même si des actes résiduels de banditisme demeurent signalés. Des investissements supplémentaires sont prévus afin de renforcer la sécurité, la cohésion sociale et la gouvernance locale. Cette évolution reste toutefois fragile dans un pays où les zones frontalières demeurent exposées aux mouvements de groupes armés et aux réseaux criminels.

Le contraste entre Bangui et certaines régions éloignées reste ainsi marqué. Dans la capitale, la coopération entre la MINUSCA et les forces de sécurité centrafricaines se poursuit à travers des patrouilles conjointes, des formations et des opérations de proximité. Selon la MINUSCA, plus de 10 000 patrouilles ont été réalisées dans le cadre de cette coopération. Mais la persistance d’incidents dans plusieurs préfectures rappelle que l’autorité de l’État reste encore inégalement établie sur le territoire. Pour les populations vivant loin de Bangui, la stabilité annoncée par les autorités demeure donc une réalité encore incomplète.

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