Le ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a reçu lundi 14 septembre 2026 une délégation de haut niveau de la Banque africaine de développement (BAD), conduite par Régis Derant Lakoue, Administrateur régional pour l’Afrique centrale. Les échanges ont porté sur la situation économique du pays, la poursuite des réformes publiques et le financement des projets prioritaires. Dans un contexte marqué par les tensions économiques internationales, les autorités centrafricaines ont insisté sur la nécessité de préserver les services essentiels, de soutenir les petites entreprises et de renforcer progressivement l’autonomie financière du pays.
Le portefeuille de projets soutenus par la BAD, notamment autour du corridor 13, figure parmi les principales priorités. Ces infrastructures doivent contribuer à améliorer la circulation des personnes et des marchandises, renforcer les échanges régionaux et favoriser le développement local. Les discussions ont également porté sur la coopération avec le Fonds monétaire international (FMI). Quatre des six revues prévues ont été réalisées, tandis que les autorités travaillent à l’élaboration d’une réforme décennale des finances publiques, inspirée notamment des recommandations issues du récent séminaire national consacré à la gestion financière de l’État.
La gestion de la dette et l’amélioration des recettes intérieures demeurent également au centre des préoccupations. Le gouvernement entend poursuivre le renforcement des recettes fiscales et douanières tout en privilégiant une gestion progressive des paiements afin de limiter les difficultés affectant les services publics. Le secteur minier fait également l’objet de plusieurs réformes, avec la finalisation annoncée du code minier, la mise en place de structures spécialisées et la numérisation des flux. L’objectif affiché est d’améliorer la transparence et de renforcer la contribution des ressources naturelles au développement national.
Les infrastructures régionales restent enfin un enjeu majeur. Outre le corridor 13, le corridor maritime et plusieurs projets routiers sont considérés comme essentiels pour désenclaver le pays. Certains chantiers, dont le CD14, connaissent toutefois des retards liés notamment aux paiements. Avec l’appui de la BAD, les autorités souhaitent relancer les études et certains travaux, notamment ceux liés au pont de Bangui. La BAD a par ailleurs confirmé la poursuite de son accompagnement et la préparation d’un appui budgétaire, ainsi qu’une prochaine mission technique destinée à accélérer la mise en œuvre des projets. Pour Bangui, l’objectif reste de concilier coopération financière, réformes économiques et renforcement progressif de la souveraineté économique centrafricaine.
