À 37 ans, Hilaire Momi n’a pas encore officiellement rangé les crampons. Sans club actuellement, le meilleur buteur de l’histoire des Fauves du Bas-Oubangui continue de s’entraîner individuellement à Bangui, tout en réfléchissant à la suite de sa carrière. Après plus de vingt ans passés sur les terrains, l’ancien attaquant souhaite désormais transmettre son expérience aux jeunes générations en se tournant vers le métier d’entraîneur.
Formé en Centrafrique, Hilaire Momi s’est rapidement imposé comme l’un des grands attaquants du football national. Plusieurs fois meilleur buteur du championnat avec Sica Sport et DFC8, il s’est également illustré avec la sélection centrafricaine. En 2009, il remporte la Coupe de la CEMAC avec les Fauves avant de terminer vice-champion en 2011 au Cameroun. Sous les couleurs de Coton Sport de Garoua, il décroche deux titres de champion du Cameroun et termine à deux reprises meilleur buteur du championnat, avec 16 puis 19 réalisations.
Son parcours le conduit ensuite en France, au Mans, après avoir été notamment convoité par Lille et l’AS Monaco. Il y devient le meilleur buteur du club à une période où il s’impose également comme l’un des cadres de la sélection centrafricaine. Parmi ses souvenirs les plus marquants figure la victoire historique contre l’Égypte à Alexandrie en 2012, lors des éliminatoires de la CAN, avec deux buts inscrits dans le succès 3-2 des Fauves.
En 2015, Momi rejoint le Raja Casablanca au Maroc. Mais des blessures et des difficultés avec la Fédération centrafricaine vont perturber la suite de sa carrière. Il évoluera ensuite au Stade malien puis à l’Union de Douala. Aujourd’hui sans club, l’attaquant reste toutefois attaché au football et n’exclut pas de poursuivre encore sa carrière de joueur. En parallèle, il prépare déjà sa reconversion et souhaite mettre son vécu, son expérience internationale et sa connaissance du football centrafricain au service des jeunes.
