La Centrafrique accueille cinq nouveaux ambassadeurs, dont l’Inde et la Norvège

Le président Faustin-Archange Touadéra a présidé, le 15 juillet au Palais de la Renaissance, la cérémonie de présentation des lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs accrédités auprès de la République centrafricaine, rapporte le Journal de Bangui : ceux de la Norvège, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, de l’Inde et de la Namibie.

Cette cérémonie protocolaire, marquée par des entretiens officiels, la levée des couleurs et l’exécution des hymnes nationaux, s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Marc Mandaba, qui assurait l’intérim du ministère des Affaires étrangères, ainsi que de plusieurs responsables de la présidence et de la diplomatie centrafricaine.

Des priorités de coopération variées

Chaque pays a précisé ses priorités pour la relation bilatérale. La Norvège, représentée par Bjorn Klouman Bekken, entend élargir son engagement, déjà important dans le domaine humanitaire, vers l’énergie, l’agriculture et les mines. La Côte d’Ivoire, dont le nouvel ambassadeur est Filbert Kouassi Gleglaud, mise sur le commerce, l’agriculture, l’éducation et la culture, avec en perspective la tenue à Bangui, en 2027, d’un Forum économique Côte d’Ivoire-Afrique centrale.

La Mauritanie, représentée par Mohamed Mahfoudh Yahya Ckeikh, souhaite développer les échanges commerciaux et l’exploitation minière, ainsi que de nouveaux partenariats dans la pêche ; un consulat honoraire mauritanien a d’ailleurs été récemment ouvert à Bangui. L’Inde, avec Venkataraman Vajapayajula comme nouvel ambassadeur, confirme son intérêt pour les infrastructures, les transports, l’agriculture, les mines, l’enseignement supérieur et l’industrie textile. La Namibie, représentée par Sipela Cletius Sipela, ambitionne pour sa part de renforcer sa coopération dans la gestion de la faune et l’exploitation minière.

Cette séquence diplomatique illustre la volonté de Bangui de diversifier ses partenariats bilatéraux dans des secteurs jugés stratégiques pour le développement du pays, au-delà des seuls partenaires historiques.

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