L’été du mercato confirme la présence croissante de joueurs centrafricains sur les pelouses européennes. Le 3 juillet, le SCO Angers a officialisé le retour d’Usman Simbakoli, attaquant de 24 ans formé au club, qui revient en Ligue 1 après plusieurs saisons passées en Belgique. Le club angevin a déboursé environ 300 000 euros pour racheter les deux dernières années de son contrat avec le RWDM Molenbeek, où le joueur avait inscrit 15 buts la saison précédente. Simbakoli s’est engagé jusqu’en 2029, un contrat de longue durée qui traduit la confiance placée par le club dans son ancien pensionnaire du centre de formation, arrivé une première fois à Angers en 2018 avant de partir se relancer à l’étranger.
Dans le même temps, un autre international centrafricain a changé de club. Le RC Lens a annoncé le départ de Goduine Koyalipou, 26 ans, prêté pour une saison avec option d’achat au KV Courtrai, en Belgique. L’attaquant, qui avait déjà porté les couleurs du club belge de Beveren par le passé, ne figurait plus dans les plans du nouvel entraîneur lensois Dino Toppmöller. Sa dernière saison avait été marquée par des prêts successifs, à Levante en Espagne puis à Angers.
Deux trajectoires opposées
Ces deux dossiers illustrent des trajectoires opposées mais révélatrices du parcours souvent sinueux des footballeurs centrafricains, qui doivent fréquemment s’exiler tôt pour espérer percer, avant, pour certains, de retrouver un temps de jeu régulier loin des grands championnats. Pour la Fédération centrafricaine de football (FCF), chaque transfert dans un championnat européen reconnu reste suivi de près, ces joueurs constituant un vivier potentiel pour la sélection nationale, les Fauves, engagée dans la course aux prochaines échéances continentales, entre qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations et pour la Coupe du monde.
Le nombre de Centrafricains évoluant hors du pays, en France comme en Belgique, continue de progresser depuis quelques saisons, à l’image de ce mouvement estival qui voit deux joueurs formés dans des filières différentes se croiser entre Ligue 1 et championnat belge. Reste à savoir si ces mouvements de mercato se traduiront, à la rentrée, par des sélections plus régulières en équipe nationale, alors que le staff technique des Fauves prépare les prochaines échéances internationales et cherche à élargir son vivier de joueurs binationaux ou expatriés capables d’apporter un surcroît de rythme et d’expérience au groupe.
