Un mois après l’attaque armée qui a visé la localité d’Am-Dafock, dans la préfecture de la Vakaga, à la frontière avec le Soudan, une mission d’évaluation rapide s’est rendue sur place le 29 juillet 2026, selon Radio Ndeke Luka. Composée de responsables de l’état-major des Forces armées centrafricaines (Faca), de la force de la Minusca et du collectif des députés de la région de Fertit, la délégation avait pour objectif d’évaluer la situation humanitaire et de doter les militaires déployés sur place en matériel.
Le 30 juin dernier, des hommes armés venus du Soudan avaient attaqué la localité d’Am-Dafock, un assaut qui a coûté la vie à une trentaine de personnes, dont des militaires, selon Radio Ndeke Luka. Depuis, le gouvernement affirme mettre en œuvre des mesures pour garantir la sécurité de cette ville frontalière.
Une situation humanitaire jugée « déplorable » par les élus
Profitant de leur déplacement, les députés se sont rendus sur le site des personnes déplacées de Birao, où la situation humanitaire a été évaluée. « Nous avons vu dans quelles conditions vous vivez actuellement, et c’est vraiment déplorable. Constater que vous dormez avec les enfants à même le sol, nous attriste. Ce n’est pas parce qu’un calme règne actuellement que nous devons relâcher les mesures, non. Nous devrions plutôt être vigilants », a déclaré Loïc Heye-Issaka, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, cité par Radio Ndeke Luka.
Sur place, le premier adjoint au maire de Birao, Moussa Radjab, a plaidé pour un renforcement durable du dispositif sécuritaire : « Si notre sécurité est renforcée, je vous assure que les méchants auront aussi peur. » De son côté, le général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des armées, a indiqué qu’un appui en équipements militaires avait été apporté aux troupes déployées à Am-Dafock, transmettant, selon lui, un message d’encouragement du président de la République aux soldats sur zone.
Malgré un calme relatif constaté actuellement dans la région, les autorités locales et la Minusca appellent à ne pas relâcher la vigilance, dans une zone frontalière régulièrement exposée aux incursions de groupes armés venus du Soudan voisin.
Source : Radio Ndeke Luka (radiondekeluka.org).
