Bangui : le festival Ndara Ti Singa mise sur les talents cachés du journalisme et de la musique

À Bangui, la première édition du festival Ndara Ti Singa s’est tenue du 30 au 31 juillet 2026. À l’initiative de sa promotrice, la journaliste Nina Verdiane Niabodé, cet événement culturel entendait révéler et promouvoir des talents encore peu visibles dans les domaines du journalisme et de la musique, selon Radio Ndeke Luka, qui a recueilli les explications de l’organisatrice.

Interrogée sur les objectifs de cette première édition, Nina Verdiane Niabodé a résumé sa démarche par une conviction : « Ce pays regorge de talents qui n’attendent qu’à être valorisés. » Une formule qui résume l’ambition du festival : offrir une plateforme à de jeunes journalistes et musiciens centrafricains dont le travail peine encore à trouver une visibilité à la hauteur de leur potentiel, faute de dispositifs de valorisation suffisants dans le pays.

Un format resserré, entre journalisme et musique

Contrairement à de grands rendez-vous culturels organisés à Bangui, Ndara Ti Singa a opté pour un format court, sur deux jours seulement, articulé autour de deux disciplines a priori éloignées mais réunies par une même logique : donner de la visibilité à des profils qui manquent de relais institutionnels. Le choix d’associer journalisme et musique traduit la volonté de la promotrice de dépasser les cloisonnements habituels entre secteurs culturels, dans un paysage médiatique et artistique centrafricain qui reste largement concentré sur quelques figures déjà établies.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de multiplication des festivals et rendez-vous culturels à Bangui ces derniers mois, portés par des acteurs associatifs et des professionnels des médias soucieux de créer des espaces d’expression pour la jeunesse centrafricaine. Reste à savoir si cette première édition trouvera les soutiens nécessaires, publics ou privés, pour être reconduite dans la durée.

Source : Radio Ndeke Luka (radiondekeluka.org).

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