Bangui sous les eaux : le gouvernement lance des opérations d’urgence après de fortes inondations

De fortes pluies se sont abattues sur Bangui le mardi 28 juillet 2026, provoquant d’importantes inondations dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine. Face à l’ampleur des dégâts, le gouvernement a engagé dès le lendemain des interventions d’urgence destinées à limiter les risques sanitaires et à rétablir la circulation, rapporte le Journal de Bangui.

Le ministre de l’Urbanisme, de la Réforme foncière, de l’Habitat et de la Ville, Hassane Bouba, s’est rendu sur les principaux sites sinistrés pour évaluer l’ampleur de la situation. Sa délégation a notamment visité l’ancienne brasserie Mocaf, la ruelle de la Brigade criminelle et du Grand Café, les marchés Miskine, Petevo et Kokoro de Petevo, ainsi que le secteur de M’Poko Bac, sur l’axe menant vers Bimbo. Sur le terrain, les autorités ont dressé un constat préoccupant : de nombreux caniveaux se sont révélés obstrués par des déchets, empêchant l’évacuation normale des eaux de pluie.

Un problème structurel de drainage

Cette accumulation de déchets dans les ouvrages d’assainissement, conjuguée à l’insuffisance des infrastructures de drainage de la capitale, favorise des inondations récurrentes à chaque saison des pluies et expose les populations à des risques sanitaires accrus, notamment liés à la stagnation des eaux. En réponse, le ministère a annoncé le déploiement, dès le mercredi suivant les intempéries, de ses équipes techniques pour mener des opérations de curage des caniveaux, d’évacuation des déchets et de rétablissement de l’écoulement des eaux.

Au-delà des mesures d’urgence, les autorités ont lancé un appel au civisme des habitants, les invitant à s’abstenir de jeter des déchets dans les caniveaux et autres ouvrages d’assainissement. Elles estiment que la préservation des réseaux de drainage constitue un levier essentiel pour prévenir de nouvelles inondations et améliorer durablement le cadre de vie dans une capitale où les infrastructures urbaines restent, par endroits, fragiles.

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