Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027 a placé la République centrafricaine dans le groupe F, aux côtés du Burkina Faso, du Bénin et de la Mauritanie. Une composition qualifiée de « jouable mais exigeante » par Radio Ndeke Luka, qui rappelle que les Fauves du Bas-Oubangui n’ont encore jamais disputé de phase finale de la CAN.
Selon les informations relayées par l’Agence de presse africaine (APAnews) et plusieurs médias sportifs ouest-africains, les deux premières journées de cette campagne qualificative se joueront lors de la fenêtre FIFA du 21 septembre au 6 octobre 2026. Pour espérer décrocher l’un des deux billets qualificatifs du groupe, la sélection centrafricaine devra terminer parmi les deux premiers, face à des adversaires eux-mêmes engagés dans une lutte serrée.
Un groupe à quatre, sans faveur
Le sélectionneur du Burkina Faso, Amir Abdou, a d’ores et déjà prévenu que « tous les adversaires sont difficiles à l’extérieur », selon des propos rapportés par Burkina24 — un constat qui vaut aussi pour les déplacements qu’auront à effectuer les Fauves. Considérée comme outsider du groupe F, la sélection centrafricaine a démontré ces derniers mois qu’elle pouvait se montrer accrocheuse : en juin 2026, lors de la fenêtre FIFA, elle avait tenu en échec le Togo (1-1) lors d’un match amical disputé sous la houlette du sélectionneur Éloge Enza-Yamissi, qui avait notamment convoqué plusieurs binationaux pour étoffer son groupe.
La CAN 2027, qui sera coorganisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda du 19 juin au 17 juillet 2027, représente pour la fédération centrafricaine de football un objectif inédit : une première qualification historique pour la sélection A, alors que le pays ne compte à ce jour qu’une seule participation à la Coupe d’Afrique des nations CHAN, obtenue en 2024.
Le tirage au sort avait été précédé, selon la CAF, d’un dévoilement des chapeaux de tête destiné à équilibrer les groupes en fonction du classement continental des équipes engagées. La Centrafrique figurait parmi les nations classées dans les derniers chapeaux, ce qui explique en partie sa position d’outsider face à des adversaires ouest-africains historiquement mieux armés sur le plan continental, comme le Burkina Faso, habitué des phases finales de la CAN.
Pour la fédération centrafricaine de football, cette campagne qualificative constitue aussi un test de continuité après les efforts engagés ces derniers mois pour structurer la sélection et élargir le vivier de joueurs binationaux appelés en équipe nationale.
