Un ressortissant suisse et un militaire des FACA tués près de Damara

Un ressortissant suisse et un sous-officier des Forces armées centrafricaines (FACA) ont été tués le 30 juillet dans une attaque armée survenue à une dizaine de kilomètres de Damara, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bangui, dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko. Selon les informations recoupées par l’Agence France-Presse et reprises par Radio Ndeke Luka, les deux victimes se rendaient au village d’Imoro, près de Damara, dans le cadre d’une mission de repérage liée à un chantier minier situé à Gbango-Carrière, sur cet axe.

Les assaillants, décrits comme des « bandits armés encore non identifiés », ont ouvert le feu sur les deux hommes avant de prendre la fuite. Le calme est revenu dans le village dans les heures qui ont suivi l’attaque, et les dépouilles des deux victimes ont été transférées à Bangui dans la soirée de samedi, selon les mêmes sources.

Une enquête judiciaire ouverte

Le parquet de Damara a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de déterminer les circonstances exactes du double meurtre et d’identifier les responsables, rapporte Radio Ndeke Luka. À ce stade, aucune revendication n’a été formulée et l’identité des assaillants reste inconnue des autorités.

Cette attaque relance les inquiétudes sur la sécurité aux abords de Bangui, où plusieurs organisations de la société civile alertent depuis plusieurs mois sur une recrudescence des exactions armées en zone périurbaine. L’Observatoire de la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC) a dénoncé une dégradation de la situation sécuritaire et appelé les autorités à prendre des mesures urgentes pour protéger les populations, selon Radio Ndeke Luka.

Le double homicide de Damara survient alors que le pays connaît, depuis l’accord de 2019 et le ralliement en 2025 de groupes armés comme l’UPC et les 3R aux engagements de paix, une baisse générale de l’influence des groupes armés organisés. Des zones rurales isolées, notamment autour de sites miniers, restent toutefois exposées à des attaques de bandes non identifiées, un phénomène que les autorités locales peinent encore à endiguer.

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