La République centrafricaine prépare la deuxième édition de son Forum des investissements et des partenariats (FIP), qui se tiendra les 20 et 21 novembre 2026 à Bangui, sous le haut patronage du président Faustin-Archange Touadéra. L’annonce a été faite le 31 juillet lors d’un point de presse par le commissaire général du forum, Ange Maxime Kazagui, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.
Le thème retenu pour cette édition, « Financer le développement de l’Afrique et de la République centrafricaine dans un contexte de raréfaction des financements internationaux traditionnels », traduit la volonté des autorités centrafricaines de diversifier leurs sources de financement extérieur, alors que l’aide internationale classique se raréfie à l’échelle du continent. Les travaux porteront notamment sur la mobilisation des investissements privés, le financement des petites et moyennes entreprises, la valorisation des ressources naturelles, l’énergie, les infrastructures et l’économie numérique.
Selon Ange Maxime Kazagui, l’édition 2025 avait rassemblé plus de 400 participants actifs et donné lieu à une trentaine d’échanges, débouchant sur un rapport de recommandations pour l’amélioration du climat des affaires. Pour cette deuxième édition, l’équipe d’organisation s’est renforcée avec l’appui du cabinet CAIB, chargé des questions logistiques, et de la société SCI Capital, partenaire technique chargé du dialogue public-privé.
Les organisateurs espèrent que ce rendez-vous, qui doit réunir des membres du gouvernement, des représentants d’institutions financières et bancaires ainsi que des acteurs économiques internationaux, débouchera sur la signature d’accords ou de protocoles d’accord concrets. Il s’agit, pour Bangui, de renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers, dans un contexte où la République centrafricaine cherche à consolider ses partenariats extérieurs après plusieurs années de crises.
Ce forum économique s’inscrit dans un mouvement plus large de repositionnement diplomatique de Bangui, qui a multiplié ces derniers mois les gestes d’ouverture vers de nouveaux partenaires. Mi-juillet, le président Touadéra avait ainsi reçu les lettres de créance de hauts représentants de la Malaisie, de Cuba, du Royaume-Uni et de l’Ouganda, marquant la volonté du pays de diversifier ses alliances au-delà de ses partenaires traditionnels, dans les secteurs de la santé, de l’enseignement supérieur ou encore de la stabilisation menée via la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies (Minusca).
