Frappée fin juillet par de fortes pluies, Bangui reste marquée par des inondations qui ont perturbé la circulation et affecté de nombreux quartiers de la capitale centrafricaine. Face à cette situation récurrente, le gouvernement a annoncé, à l’issue d’une réunion de coordination tenue fin juillet, l’accélération de la lutte contre les inondations à Bangui et à Berbérati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï.
Selon Radio Ndeke Luka, des interventions d’urgence seront déployées au cours des 100 prochains jours avec l’appui du Projet des villes inclusives et résilientes (PROVIR), financé par la Banque mondiale à hauteur de plus de 41 milliards de francs CFA. Les autorités ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de ce projet afin de réduire les risques d’inondation, particulièrement dans la capitale, durement touchée par les intempéries des dernières semaines.
Le ministre de l’Urbanisme, Hassan Bouba, s’est rendu sur plusieurs sites sinistrés, notamment à l’ancienne brasserie Mocaf, à la ruelle de la Brigade criminelle et du Grand Café, ainsi qu’aux marchés Miskine, Petevo et Kokoro de Petevo, et au niveau de M’Poko Bac, zones régulièrement submergées lors des épisodes de pluies diluviennes.
Ces inondations, qui touchent Bangui presque chaque année pendant la saison des pluies, sont aggravées par l’obstruction des canaux d’évacuation des eaux, une cause régulièrement pointée par les riverains eux-mêmes dans plusieurs arrondissements de la capitale. Des milliers de personnes ont déjà été affectées par des épisodes similaires ces dernières années, contraintes de composer avec la stagnation des eaux de pluie et la dégradation de leurs habitations.
Le déploiement du PROVIR, déjà annoncé à plusieurs reprises, sera scruté de près par les habitants des quartiers les plus exposés, qui attendent des résultats concrets avant la prochaine saison des pluies.
Au-delà des inondations, la crise s’ajoute à d’autres difficultés du quotidien signalées ces derniers jours dans plusieurs localités du pays, à l’image d’une pénurie de carburant qui touche durement des villes comme Ndélé, dans le nord du pays, et complique les déplacements comme l’approvisionnement des marchés. Ces épisodes cumulés illustrent la fragilité persistante des infrastructures urbaines centrafricaines, particulièrement à Bangui, où la gestion des eaux pluviales reste un défi majeur pour les autorités municipales et nationales.
