Cacao centrafricain : Bangui mise sur la formation des planteurs

L’entreprise Invest in Bangui a organisé, avec l’appui de la Fondation d’appui à la formation et à l’entrepreneuriat en Centrafrique (FAFECA) et du ministère du Travail, un atelier de renforcement de capacités destiné à des planteurs de cacao venus de deux préfectures du pays, selon une information publiée le 15 juillet 2026 par Oubangui Médias. L’objectif affiché est de rendre la filière plus compétitive à l’échelle du pays.

Cette initiative intervient alors que la Centrafrique cherche depuis plusieurs années à mieux valoriser son cacao, notamment celui produit dans la Sangha-Mbaéré, région régulièrement présentée par la presse locale comme un gisement économique sous-exploité. Selon Corbeau News Centrafrique, cette ressource reste largement ignorée des pouvoirs publics malgré son potentiel pour les économies locales.

Former à la transformation, pas seulement à la culture

Quelques jours avant l’atelier organisé par Invest in Bangui, une experte française, Corinne Maeght, s’était rendue à Bangui pour former des entrepreneurs locaux à la transformation du cacao en chocolat, selon Oubangui Médias (13 juillet 2026). Cette double dynamique — formation des producteurs en amont, formation à la transformation en aval — illustre une volonté affichée par plusieurs acteurs, publics comme privés, de sortir la filière cacaoyère centrafricaine du seul stade de matière première brute exportée sans valeur ajoutée locale.

Le sujet n’est pas nouveau : dès 2010, un magazine agropastoral diffusé par Radio Ndeke Luka s’était déjà penché sur les difficultés structurelles de la production cacaoyère dans le pays. Seize ans plus tard, les acteurs de terrain semblent miser sur la formation professionnelle et l’accompagnement technique pour redonner un souffle à une filière que la Centrafrique peine encore à structurer à l’échelle nationale, dans un contexte où l’investissement étranger dans l’agriculture — à l’image de l’engagement annoncé par le groupe indien Mahasakhti à hauteur d’un milliard de dollars — reste par ailleurs suivi de près par la presse économique régionale.

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