Un ressortissant suisse et un militaire centrafricain tués dans une attaque au nord de Bangui

Un ressortissant suisse et un militaire des Forces armées centrafricaines (FACA) ont été tués samedi après-midi 1er août dans une attaque armée survenue près du village d’Imohoro, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bangui, selon des informations de l’Agence France-Presse reprises par plusieurs médias, dont La Libre et L’essentiel.

Les deux hommes se rendaient sur place pour effectuer une reconnaissance d’un site minier lorsque leur convoi a essuyé des tirs, à environ cinq kilomètres de leur destination, de la part d’individus armés dont l’identité reste à ce stade inconnue. Aucune revendication n’a été formulée dans les heures qui ont suivi l’attaque. Les FACA ont annoncé le renforcement des patrouilles dans la zone et la poursuite d’opérations de ratissage pour tenter de localiser les assaillants.

La République centrafricaine, État enclavé frontalier du Soudan et de la République démocratique du Congo, a connu une amélioration relative de sa situation sécuritaire depuis la guerre civile des années 2010, marquée par l’intervention de groupes armés dans plusieurs régions du pays. Cette embellie reste toutefois fragile : les derniers mois ont été marqués par une recrudescence des violences dans certaines zones, notamment autour de la capitale et dans le nord-est du pays, où se mêlent groupes rebelles, bandes armées et intérêts liés à l’exploitation minière.

Cette attaque, qui vise pour la première fois depuis plusieurs mois un ressortissant occidental, intervient dans un contexte où les activités de prospection minière, souvent menées dans des zones reculées et peu sécurisées, exposent régulièrement leurs acteurs à des risques d’agression. Le secteur minier centrafricain, qui inclut l’exploitation de diamants, d’or et de plusieurs autres ressources, continue en effet d’attirer des opérateurs étrangers malgré la persistance de zones d’insécurité, en particulier dans l’arrière-pays où la présence de l’État reste limitée.

Aucun bilan définitif des enquêtes menées par les autorités centrafricaines n’était disponible à l’heure de la rédaction de cet article. Les circonstances exactes de l’attaque, l’identité de ses auteurs présumés et une éventuelle revendication devront être vérifiées auprès des autorités locales et de l’ambassade de Suisse concernée avant toute publication.

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