Un ressortissant suisse et un soldat tués dans une attaque aux portes de Bangui

Un ressortissant suisse et un militaire des Forces armées centrafricaines (FACA) ont été tués dans l’après-midi du samedi 1er août 2026 à Imohoro, un village situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bangui, sur l’axe menant vers Damara. L’information a été rapportée par Radio France Internationale, relayée par allAfrica.

Selon des sources militaires citées par RFI, les deux victimes s’étaient rendues sur place dans le cadre d’une mission liée à la recherche d’or. Le ressortissant suisse était escorté par un sergent des FACA lorsque leur convoi a été pris pour cible par des hommes armés non identifiés. Alertée par les habitants, une unité des FACA basée à Damara, à une dizaine de kilomètres du lieu de l’attaque, est intervenue rapidement et a échangé des tirs avec les assaillants pendant plusieurs minutes avant que ceux-ci ne prennent la fuite.

Une zone déjà confrontée à une insécurité récurrente

Les corps du sergent et du ressortissant suisse ont été transférés à Bangui. Aucune revendication n’a été formulée à ce stade et l’identité des assaillants reste inconnue. Selon RFI, cette zone est régulièrement confrontée à des attaques armées, des actes de banditisme et des braquages, qui limitent les déplacements et les activités quotidiennes des habitants.

Les Forces armées centrafricaines ont indiqué avoir renforcé les patrouilles et poursuivre des opérations de ratissage pour retrouver les assaillants. Les autorités centrafricaines n’avaient pas communiqué, au moment de la publication de l’article de RFI, sur les circonstances exactes de l’attaque. La délégation suisse en République centrafricaine n’avait pas non plus réagi publiquement.

Cet épisode s’inscrit dans un contexte sécuritaire qui demeure fragile au-delà de la seule périphérie de Bangui : dans son rapport mondial 2026, l’organisation Human Rights Watch relève que la sécurité de plusieurs grandes villes centrafricaines continue de reposer en partie sur des mercenaires de la société militaire privée russe Wagner, financée par l’État russe, alors que la démobilisation des groupes armés locaux reste largement inachevée. La même semaine, Radio Ndeke Luka rapportait une autre attaque armée ayant fait au moins un mort dans la Vakaga, à l’autre bout du pays, signe que l’insécurité continue de toucher plusieurs régions simultanément.

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