Lancée le 2 avril 2026 au stade Barthélémy Boganda de Bangui, la Super Ligue a disputé sa première saison jusqu’en juin, inaugurant une nouvelle ère pour le football centrafricain. Douze clubs retenus par la Fédération centrafricaine de football (FCF), à l’issue d’un examen des dossiers de candidature par son comité exécutif, ont disputé cette élite inédite : le Tout Puissant USCA de Bangui, les Anges de Maïgaro de Bouar, Pius-Njawe FC, l’AS Tempête Mocaf, l’AS Douanes, les Zèbres de la Mambéré-Kadéï, l’Olympic Real de Bangui, l’Olympic Real de Bambari, le Diplomate FC du 8e arrondissement, l’Espérance FC du 5e arrondissement, le Red Star et le Stade centrafricain.
Cette compétition a vocation à remplacer la Ligue de Bangui, qui faisait office de championnat national depuis des décennies faute, pour la fédération, de parvenir à organiser une compétition à l’échelle du pays. Les quatre meilleures équipes de la phase de poules se sont affrontées en demi-finales avant une finale désignant le champion, qualifié pour la Ligue des champions de la CAF 2026-2027.
Une vitrine pour les clubs de province
Dès le coup d’envoi, chaque rencontre a été précédée de conférences de presse réunissant dirigeants et capitaines, où la détermination affichée par les clubs a nourri une compétition disputée. Des trophées de meilleur joueur du match ont récompensé, entre autres, Aser Yapi, de l’AS Tempête Mocaf, auteur d’une victoire 5-1 face aux Zèbres de la Mambéré-Kadéï au match d’ouverture, et Angelo Galabazi, capitaine du Diplomate FC du 8e arrondissement.
Pour de nombreux observateurs présents dans les tribunes, la participation de clubs venus de l’arrière-pays donne une autre image du football centrafricain et pourrait, à terme, élargir le vivier de joueurs disponibles pour la sélection nationale, elle-même engagée dans les éliminatoires de la CAN 2027.
Cette dynamique se retrouve aussi à un échelon plus local : début août, Perto Sport et l’Étoile de Ouango ont été sacrés champions de la sous-ligue de football du 7e arrondissement de Bangui, signe d’un maillage associatif qui, des arrondissements de la capitale jusqu’aux clubs de province, irrigue peu à peu l’ensemble de la pyramide du football centrafricain.
