À un peu plus de six semaines du coup d’envoi, la Centrafrique prépare sa campagne de qualification pour la Coupe d’Afrique des nations 2027. Le tirage au sort effectué en mai par la Confédération africaine de football a placé les Fauves de Bas-Oubangui dans le groupe F, aux côtés du Burkina Faso, du Bénin et de la Mauritanie. Les deux premières journées se joueront entre le 21 septembre et le 6 octobre 2026.
Jamais qualifiée pour une phase finale de la CAN, la République centrafricaine doit terminer parmi les deux premiers du groupe pour espérer disputer, pour la première fois de son histoire, le tournoi continental. L’objectif est ambitieux : le Burkina Faso compte quatorze participations à la CAN depuis 1987 et a atteint la finale en 2013 ; la Mauritanie s’est qualifiée trois fois de suite avant de manquer l’édition 2025 ; le Bénin, lui, vise une sixième participation. La RCA garde d’ailleurs un mauvais souvenir de ses deux précédents duels : éliminée par le Burkina Faso en 2012 après un but encaissé dans les arrêts de jeu, puis par la Mauritanie en 2021 lors d’un dernier match à domicile perdu 0-1.
Des obstacles à lever avant même le coup d’envoi
Au-delà de l’adversité sportive, la sélection centrafricaine doit résoudre des difficultés structurelles. Depuis 2021, le pays ne dispose plus d’un stade homologué par la CAF : la réhabilitation du stade Barthélémy Boganda de Bangui n’a pas encore permis de répondre aux exigences de l’instance continentale. La mobilisation et la prise en charge des joueurs restent également des points de friction récurrents, tout comme des tensions rapportées entre le capitaine Geoffrey Kondogbia et le staff technique dirigé par le sélectionneur Éloge Enza Yamissi.
Malgré ces obstacles, cette campagne relance chez les supporters centrafricains un espoir ancien : voir enfin les Fauves disputer une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations. Pour y parvenir, l’équipe devra autant s’imposer sur le terrain que résoudre ses difficultés en coulisses, entre fédération, ministère des Sports et encadrement technique.
