Attaque près de Damara : un Suisse et un militaire tués, la société civile hausse le ton

Un ressortissant suisse placé sous escorte et un sous-officier des Forces armées centrafricaines (FACA) ont été tués dans l’après-midi du samedi 1er août, lors d’une attaque armée près du village d’Imohoro, situé au point kilométrique 55 de la route de Damara, au nord de Bangui. Selon Corbeau News Centrafrique (CNC), des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu vers quinze heures sur un convoi avant de prendre la fuite. Les autorités n’ont pas communiqué sur le déroulement exact des faits et aucune revendication n’avait été formulée au moment de la publication des premiers éléments par CNC.

La société civile dénonce une détérioration sécuritaire

Deux jours plus tard, le 3 août, l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC) a réagi publiquement à cette attaque. Son coordonnateur, Elysée Nguemalé, interrogé par la journaliste Edda Lotine Djiko sur Radio Ndeke Luka, a dénoncé une recrudescence des attaques armées aux abords de la capitale et appelé les autorités à prendre des mesures urgentes pour protéger les populations civiles circulant sur les grands axes.

Cette sortie de la société civile intervient dans un climat sécuritaire déjà tendu autour de Bangui. Ces dernières semaines, plusieurs localités proches de la capitale, notamment au PK45 sur la route de Boali, ont enregistré une hausse des vols à main armée, des enlèvements et des actes de violence, selon des informations rapportées par CNC. La route de Damara, qui relie Bangui au nord du pays, reste un axe particulièrement exposé aux embuscades, malgré la présence de forces de sécurité et de leurs partenaires sur le terrain.

Pour l’heure, l’identité complète des victimes n’a pas été rendue publique par les autorités centrafricaines, et les circonstances précises ayant conduit à cette attaque restent à établir.

Cet épisode ne semble pas isolé. Le 5 août, une attaque armée contre le village d’Arédéba, à une quarantaine de kilomètres de Birao, dans la préfecture de la Vakaga, a fait au moins un mort, selon des informations rapportées localement. La même semaine, des habitants du secteur Samborla, dans le quartier Lada 1 de la commune de Bimbo, en périphérie de Bangui, ont dénoncé une multiplication des braquages à main armée ces dernières semaines, réclamant un renforcement de la présence des forces de l’ordre. Ces signalements, distincts les uns des autres, dessinent un climat sécuritaire préoccupant sur plusieurs points du territoire, aussi bien aux abords immédiats de la capitale que dans des zones plus reculées du nord et de l’est du pays.

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