Bangui se prépare à son premier Festival de l’indépendance, du 10 au 13 août

Une conférence de presse tenue le 24 juillet à Bangui a permis à l’association MT Corporation d’annoncer le lancement de la première édition du Festival international de l’indépendance de la République centrafricaine (FIC). L’événement se tiendra du 10 au 13 août au stade de 20 000 places de la capitale, sous le thème « Paix, souveraineté et unité pour notre avenir ».

Pendant quatre jours, l’événement doit proposer des danses traditionnelles, des spectacles, des contes, des ateliers historiques et des découvertes culinaires venues de différentes régions du pays, dans le but de valoriser la culture centrafricaine et de promouvoir le vivre-ensemble.

Raviver la mémoire du 13 août

« Ce qui m’a motivé, c’est que chez nous, on n’a pas d’événement majeur en Centrafrique et, comme le 13 août est une date qui est un peu oubliée, je voulais juste la mettre en valeur et rappeler à la jeunesse nos valeurs », a expliqué le promoteur de l’événement, Béranger Boubandé, lors de la conférence de présentation, selon des propos rapportés par Oubangui Médias.

Le 13 août marque l’anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, proclamée en 1960. Les organisateurs du FIC espèrent que cette première édition, portée par des sessions de transmission orale et des échanges intergénérationnels, permettra à la jeunesse centrafricaine de se réapproprier cette part de son histoire nationale, à un moment où les grands rendez-vous culturels fédérateurs restent rares dans le pays.

Le secteur culturel centrafricain a par ailleurs traversé une période d’incertitude institutionnelle ces derniers mois : le ministère chargé de la Culture et du Tourisme a disparu de la liste des départements ministériels lors d’un remaniement gouvernemental annoncé le 21 mai 2026, une absence relevée par plusieurs médias locaux, dont Corbeau News Centrafrique. Dans ce contexte, l’initiative portée par une association privée pour organiser un événement culturel d’envergure nationale illustre la place croissante prise par la société civile et le secteur associatif dans l’animation de la vie culturelle du pays, aux côtés d’autres rendez-vous plus modestes comme le Tî-ï Festival, organisé en avril dernier à Bangui.

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