L’ambassadeur de France en République centrafricaine, Bruno Fouchier, est revenu le 7 août sur les grands axes du soutien français au pays, dans un entretien accordé à Radio Ndeke Luka. Le diplomate a notamment détaillé l’appui apporté au secteur culturel centrafricain, à travers l’accompagnement d’artistes et un programme de réhabilitation des maisons de jeunes, à Bangui comme dans plusieurs villes de province.
Ces maisons de jeunes, souvent dégradées faute d’entretien depuis des années de crise, constituaient historiquement des lieux d’apprentissage artistique, de loisirs encadrés et de brassage social pour la jeunesse centrafricaine, notamment en dehors de la capitale. Leur réhabilitation s’inscrit dans une logique de reconstruction du tissu culturel local, alors que les artistes centrafricains dénoncent régulièrement, dans les médias nationaux, le manque de moyens et d’infrastructures pour exercer leur métier.
Un appui qui dépasse le seul secteur culturel
L’ambassadeur a également évoqué, selon Radio Ndeke Luka, le soutien budgétaire apporté à l’État centrafricain par l’Agence française de développement (AFD), sans toutefois que les montants ou les secteurs précis de cet appui budgétaire n’aient été détaillés dans l’entretien diffusé.
Ce type de soutien intervient alors que la coopération culturelle constitue historiquement l’un des piliers de la relation franco-centrafricaine, aux côtés des volets sécuritaire, budgétaire et éducatif. Reste à savoir, au-delà des annonces, quel calendrier concret sera fixé pour la réhabilitation de ces maisons de jeunes et quelles villes de province seront prioritairement concernées — des précisions qu’il reviendra à un suivi journalistique ultérieur d’apporter.
La France reste, aux côtés de l’Union européenne et de plusieurs agences des Nations unies, l’un des principaux partenaires extérieurs du secteur culturel centrafricain, durement affecté par plus d’une décennie de crises successives. Nombre d’infrastructures culturelles de province, endommagées ou laissées à l’abandon pendant les périodes de conflit, n’ont depuis jamais été remises en état faute de financements publics suffisants. Le secteur culturel centrafricain, longtemps relégué au second plan des priorités de reconstruction derrière la sécurité et les infrastructures de base, pourrait ainsi bénéficier d’une visibilité accrue si les annonces de l’ambassadeur se traduisent par des chantiers concrets dans les mois à venir.
