Éliminatoires CAN 2027 : les Fauves de Bas-Oubangui face à un groupe F sans cadeau

Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027 a placé la République centrafricaine dans un groupe relevé, aux côtés du Burkina Faso, du Bénin et de la Mauritanie. Les matchs aller-retour doivent débuter en septembre 2026 et s’achever en mars 2027, avec seuls les deux premiers de chaque poule qualifiés pour la phase finale organisée par trois pays hôtes.

Jamais parvenus à disputer une phase finale de CAN, les Fauves de Bas-Oubangui abordent cette campagne avec un statut d’outsider assumé. Le Burkina Faso, quatorzième participant à la compétition depuis 1987 et finaliste en 2013, reste un souvenir douloureux pour la Centrafrique : en octobre 2012, les Étalons avaient arraché la qualification pour la phase finale sud-africaine aux dépens des Fauves, s’imposant 3 à 1 à Ouagadougou après une victoire centrafricaine 1 à 0 à l’aller, sur un but inscrit dans les arrêts de jeu. La Fédération centrafricaine avait alors déposé, sans succès, une réserve auprès de la Confédération africaine de football.

Adversaire coriace supplémentaire, la Mauritanie a éliminé la RCA en mars 2021, lors d’un match décisif à domicile perdu 0 à 1. Qualifiés trois fois de suite en phase finale, les Mourabitounes cherchent à se rattraper après avoir manqué l’édition 2025. Le Bénin, habitué de la compétition à la recherche d’une sixième participation, sera pour sa part un adversaire totalement inédit pour les Centrafricains.

Un contexte national fragile

Au-delà des adversaires, la fédération centrafricaine de football doit composer avec des difficultés structurelles anciennes. Le pays ne dispose plus, depuis 2021, d’un stade homologué par la CAF, la réhabilitation du stade Barthélémy-Boganda n’ayant pas encore répondu aux exigences de l’instance continentale. S’y ajoutent des tensions internes documentées ces derniers mois entre le capitaine Geoffrey Kondogbia et le staff technique dirigé par l’entraîneur Éloge Enza-Yamissi, sur fond de désaccords entre la fédération et le ministère des Sports.

Pour les observateurs du football centrafricain, cette campagne relance néanmoins un espoir ancien : voir enfin les Fauves disputer une phase finale de CAN. Une ambition qui suppose autant de réussite sur le terrain qu’une résolution des difficultés organisationnelles qui entourent la sélection depuis plusieurs années.

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