Douze clubs, une formule inédite et une ambition assumée : redonner un cadre professionnel au football centrafricain. Lancée le 2 avril 2026, la Super Ligue a disputé sa première édition jusqu’en juin, remplaçant la Ligue de Bangui qui faisait office, depuis des décennies, de championnat national faute pour la Fédération centrafricaine de football (FCF) de parvenir à organiser une compétition à l’échelle du pays.
Le format retenu se veut plus structurant : une phase de championnat régulière réunissant les douze clubs engagés, suivie d’une phase finale à quatre équipes disputée en demi-finales puis en finale. Le vainqueur de cette Super Ligue inaugurale obtient un billet qualificatif pour la Ligue des champions de la Confédération africaine de football (CAF) 2026-2027, une aubaine pour les clubs centrafricains, historiquement absents des joutes continentales majeures.
Un pari sur la durée
Le projet de Super Ligue, porté depuis février par la FCF, ambitionne de structurer durablement une discipline qui reste, de loin, le sport le plus populaire du pays. Le complexe sportif Barthélemy-Boganda, à Bangui, en a été l’un des principaux théâtres, où l’ambiance des tribunes a régulièrement été saluée par les observateurs du championnat.
Reste que l’enjeu dépasse le seul terrain sportif : encadrement des clubs, formation des arbitres, régularité du calendrier et financement du football local figurent parmi les défis structurels qu’une nouvelle formule de championnat ne suffit pas, à elle seule, à résoudre. La FCF n’a pas encore détaillé le calendrier de la seconde édition, ni les ajustements éventuels tirés de cette première saison.
Le développement du championnat national est aussi suivi de près par les acteurs du football régional, dans un contexte où la sélection nationale des Fauves, elle, peine à convaincre sur la scène continentale — signe que la solidité d’un football national se construit aussi, et peut-être d’abord, par la base.
