66 ans après l’indépendance, Bangui célèbre sa mémoire nationale au Camp Kassaï

La République centrafricaine a commémoré mercredi 13 août 2026 le 66e anniversaire de son indépendance, proclamée le 13 août 1960 après plusieurs décennies de colonisation française amorcée en 1889 avec l’installation d’un poste militaire à Bangui, sur le fleuve Oubangui. Ce jour-là, le pays devenait l’un des dix-sept États africains à accéder à la souveraineté au cours de l’« Année de l’Afrique », sous la présidence de David Dacko, premier chef d’État centrafricain. La cérémonie officielle de cette année, marquée par une grande parade militaire au Camp Kassaï, s’est déroulée sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, en présence de hautes personnalités civiles et des forces de défense et de sécurité, rapportent le Journal de Bangui et Alwihda Info.

Dans son discours à la nation, dont le texte intégral a été publié par le Journal de Bangui, le chef de l’État a rendu hommage au « Président-Fondateur Barthélémy Boganda », figure historique de l’émancipation centrafricaine, avant d’insister sur l’avènement de la 7e République comme « tournant historique ». Il a appelé à une « révolution culturelle » des mentalités, exhortant ses concitoyens à rompre avec « l’incivisme, la corruption, la paresse (…) le tribalisme et le népotisme ».

Une commémoration marquée par le contexte sécuritaire régional

Le président a également évoqué une récente attaque à Am-Dafock, décrite comme repoussée par les forces centrafricaines et leurs alliés, affirmant qu’« aucune incursion, aucun chantage sécuritaire ne fera reculer la République ». Il a par ailleurs exprimé la reconnaissance de la nation à la MINUSCA ainsi qu’aux forces bilatérales russes et rwandaises présentes dans le pays.

Le chef de l’État a également félicité les « officiers, sous-officiers, hommes du rang » des forces de défense et de sécurité pour leur rôle dans la restauration de l’autorité de l’État sur le territoire national. Cette célébration, qui s’appuie chaque année sur les symboles de l’unité nationale portés par la devise « Unité, Dignité, Travail », reste un temps fort du calendrier civique centrafricain, mêlant recueillement patriotique et mise en scène du pouvoir en place.

Le rédacteur qui reprendra ce brouillon pourra utilement enrichir le texte de témoignages recueillis sur place, lors du défilé, ainsi que de réactions de la société civile ou de l’opposition à ce discours présidentiel.

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