Sur le terrain de Kpalongo, à Bangui, les jeunes footballeurs de l’école « Port de Douala » continuent de s’entraîner malgré des conditions matérielles difficiles. Début août, les encadreurs de la structure ont lancé un appel à l’aide, alertant sur le manque d’accessoires sportifs qui pèse sur la poursuite de leurs activités, selon Oubangui Médias.
Chaque semaine, éducateurs et jeunes passionnés de football se retrouvent sur ce terrain pour les séances d’entraînement, dans un cadre associatif qui repose largement sur la bonne volonté des encadreurs. Mais selon l’école, la pénurie de matériel de base fragilise cette activité, qui constitue pour de nombreux jeunes de la capitale l’un des rares espaces d’encadrement sportif accessibles gratuitement.
Un maillon local fragile
Ce type de structure associative joue un rôle important dans la détection et la formation des jeunes talents en République centrafricaine, dans un contexte où les infrastructures sportives publiques restent peu nombreuses et souvent vétustes. L’école « Port de Douala » n’est pas un cas isolé : plusieurs initiatives similaires, portées par des bénévoles à travers le pays, peinent à se maintenir faute de soutien financier ou matériel pérenne.
L’appel lancé par les responsables de l’école vise à mobiliser des soutiens, qu’ils soient publics ou privés, pour permettre à la structure de poursuivre ses activités dans de meilleures conditions. Aucune réponse officielle des autorités sportives n’a pour l’instant été rapportée par la presse locale.
Ce constat de terrain tranche avec le discours officiel sur le renouveau du football centrafricain. Alors que la Fédération centrafricaine de football affiche des ambitions pour l’équipe nationale et que le pays a lancé une Super Ligue pour structurer son championnat, la situation de structures comme « Port de Douala » rappelle que la base du football local, celle qui forme les futurs joueurs, reste confrontée à un manque chronique de moyens. Plusieurs articles parus ces derniers mois dans la presse sportive centrafricaine pointent cet écart entre les objectifs affichés au sommet de la pyramide et les conditions concrètes vécues par les écoles de quartier.
