Bangui : des enseignants contractuels manifestent pour réclamer leurs salaires

Une partie des enseignants contractuels du Fondamental 1 et du Fondamental 2 a manifesté lundi 17 août devant l’Institut national de la recherche et de l’animation pédagogique (INRAP), à Bangui, pour réclamer au gouvernement le paiement de salaires en retard, selon Radio Ndeke Luka.

Sifflets, cris et chants ont accompagné le rassemblement des enseignants devant les locaux de l’institut. Les manifestants dénoncent plus de trois mois de retard de paiement et des inégalités dans le versement des rémunérations entre collègues. « Après la signature du premier contrat, nous avions été pris en charge, tout s’était bien passé. Après le renouvellement dudit contrat, certains collègues ont reçu leur argent, d’autres non. C’est pourquoi certains ont deux mois de retard et d’autres cinq. C’est un désordre bien organisé », a déploré l’un des manifestants auprès de Radio Ndeke Luka.

« Nous serons toujours là »

Les enseignants se disent déterminés à poursuivre leur mobilisation jusqu’à obtenir gain de cause. « Nous sommes insatisfaits, c’est pour cela que nous nous sommes levés aujourd’hui pour manifester devant les gens qui nous ont embauchés (…) Chaque jour, nous serons là pour taper des casseroles », a indiqué un autre manifestant.

Du côté du ministère de l’Éducation nationale, un gestionnaire cité par Radio Ndeke Luka attribue ce retard à l’absence de plusieurs enseignants contractuels lors des opérations de renouvellement de leurs contrats, une situation qu’il estime relever de leur propre responsabilité.

Ce mouvement n’est pas isolé. Radio Ndeke Luka avait déjà rapporté une mobilisation similaire à Kaga-Bandoro, où des enseignants contractuels réclamaient le paiement de neuf mois d’arriérés d’indemnités, signe d’un problème récurrent dans la gestion des contrats du personnel enseignant recruté dans le cadre des programmes d’appui au système éducatif, notamment financés par la Banque mondiale. La manifestation de Bangui intervient à quelques semaines de la rentrée scolaire, ce qui fait craindre une perturbation de la reprise des cours si la situation n’est pas réglée d’ici là.

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