Des milliers de Banguissois ont pris d’assaut le centre-ville de Bangui, un week-end de juillet, pour assister à un concert géant placé sous le signe de la paix, de l’unité nationale et du développement. L’événement avait été organisé à l’initiative de Michael Zarambaud, promoteur du Groupe Zaras Global Business, selon le média Diaspora Media.
La soirée a rassemblé un public nombreux, composé de représentants d’associations, d’organisations de la société civile, de responsables religieux, d’autorités locales, ainsi que de nombreux jeunes venus partager un moment de communion. Plusieurs artistes centrafricains se sont succédé sur scène, mêlant chansons, danses et animations pour transmettre des messages de fraternité et de cohésion sociale.
« La paix est le fondement de tout développement »
Prenant la parole devant les participants, Michael Zarambaud a affirmé que « la paix est le fondement de tout développement », estimant que les acteurs du monde culturel avaient un rôle à jouer dans la sensibilisation des populations et pouvaient contribuer à rapprocher les communautés à travers des messages positifs favorisant la stabilité du pays.
Pour les organisateurs, cet événement illustre la capacité de la musique et des arts à mobiliser les citoyens autour de valeurs communes, dans un pays encore marqué par des années d’instabilité. Au-delà de l’aspect festif, l’initiative avait pour objectif affiché de rappeler que la paix constitue, selon ses promoteurs, un préalable essentiel au développement durable de la République centrafricaine. Les interventions artistiques ont insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale et de promouvoir une culture de paix, présentée par les organisateurs comme éloignée de toute considération politique.
L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large d’événements culturels organisés à Bangui ces derniers mois, où plusieurs structures locales, publiques comme privées, tentent de faire de la scène artistique un espace de dialogue et de réconciliation, dans un contexte où l’offre culturelle de la capitale reste encore limitée par rapport à d’autres capitales de la sous-région.
