La Centrafrique renforce son renseignement douanier pour mieux lutter contre la fraude

La Direction générale des Douanes centrafricaines veut renforcer ses capacités de lutte contre la fraude grâce à une meilleure utilisation du renseignement douanier. Un séminaire national consacré au Customs Enforcement Network (CEN) et à la plateforme CENcomm s’est ouvert lundi 6 septembre 2026 à l’Hôtel des Douanes, à Bangui. Prévue jusqu’au 11 septembre, cette session réunit vingt cadres et agents désignés par le directeur général des Douanes, Frédéric Théodore Inamo. La formation est assurée par des experts du Bureau régional de liaison et de renseignement pour l’Afrique centrale (BRLR-AC), basé au Cameroun.

Le CEN est un réseau mondial mis en place par l’Organisation mondiale des douanes pour permettre aux administrations douanières de centraliser et d’exploiter les informations liées aux fraudes, aux méthodes de dissimulation et aux nouvelles pratiques utilisées par les réseaux criminels. Sa déclinaison nationale permet à une administration de gérer ses propres données tout en restant connectée au réseau international. CENcomm complète ce dispositif avec une plateforme sécurisée destinée à faciliter les échanges d’informations opérationnelles et la coordination entre services douaniers, notamment dans le cadre d’opérations conjointes.

Durant le séminaire, les participants doivent être formés à l’utilisation de ces deux outils et à leur intégration dans le travail quotidien des services. Le directeur général des Douanes a insisté sur plusieurs enjeux liés à la fiabilité des renseignements, à la sécurité des échanges et à la compatibilité des systèmes informatiques. La conservation des archives et des messages ainsi que la protection des informations sensibles figurent également parmi les objectifs associés à ces technologies. Pour l’administration douanière, leur maîtrise doit contribuer à améliorer la collecte, l’analyse et la circulation des données utiles aux contrôles.

Le directeur du BRLR-AC, Ibrahim Njoya, a rappelé l’importance d’une coopération renforcée entre les administrations douanières d’Afrique centrale et les réseaux internationaux d’échange d’informations. Avec les formateurs Ibrahim Njoya et Essamba Bokel’Ipoka Jean-Paul, le bureau régional accompagne les agents centrafricains durant cette semaine de formation. Dans un environnement où les activités frauduleuses peuvent dépasser les frontières nationales, le développement du renseignement douanier doit permettre aux services de mieux identifier les risques, d’anticiper certaines pratiques frauduleuses et de renforcer la protection des intérêts économiques de la Centrafrique.

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