Une pluie diluvienne abattue sur Bangui le 27 juillet a provoqué d’importantes inondations dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine. Le centre-ville ainsi que les quartiers Benz-Vi, SICA-Benz-Vi et Gbakondjia comptent parmi les zones les plus touchées, selon un reportage de Radio Ndeke Luka. Dépassés par l’ampleur des dégâts, de nombreux sinistrés ont lancé des appels à l’aide.
Face à cette situation, le ministre de l’Urbanisme, de la Réforme foncière, de l’Habitat et de la Ville, Hassane Bouba, s’est rendu sur plusieurs sites sinistrés pour évaluer l’ampleur des dommages, notamment à l’ancienne brasserie Mocaf, à la ruelle de la Brigade criminelle, aux marchés Miskine, Pétévo et Kokoro de Pétévo, ainsi qu’au niveau du bac de M’Poko, sur l’axe menant vers Bimbo, selon le Journal de Bangui.
Des caniveaux obstrués en cause
Sur le terrain, les autorités ont dressé un constat préoccupant : de nombreux caniveaux se trouvent obstrués par des déchets, empêchant l’évacuation normale des eaux de pluie. Cette situation, aggravée par l’insuffisance des infrastructures de drainage de la capitale, favorise des inondations récurrentes et expose les populations à des risques sanitaires accrus, notamment de maladies hydriques.
En réponse, le ministère a annoncé le déploiement de ses équipes techniques pour mener des opérations d’urgence portant sur le curage des caniveaux, l’évacuation des déchets et le rétablissement de l’écoulement des eaux. Les autorités ont par ailleurs appelé les habitants à s’abstenir de jeter des déchets dans les ouvrages d’assainissement, estimant que la préservation des réseaux de drainage constitue un levier essentiel pour limiter les inondations à l’avenir.
Bangui connaît chaque année, pendant la saison des pluies qui s’étend généralement de mai à octobre, des épisodes d’inondations dans les quartiers les plus exposés, souvent construits en zones basses ou inondables faute d’alternatives de logement. Le bilan humain et matériel précis de cet épisode du 27 juillet n’a pas été communiqué par les autorités à ce stade.
