La Centrafrique resserre ses liens économiques avec les Émirats arabes unis

Un nouveau protocole d’accord a été signé le 30 juillet à Bangui entre le gouvernement centrafricain et la société émiratie Transland, spécialisée dans la finance digitale et le land banking (la gestion de réserves foncières à des fins d’investissement). L’accord a été paraphé par le ministre chargé de la Coordination de la Cellule des grands travaux et des investissements stratégiques, Pascal Bida Koyagbélé, selon le Journal de Bangui.

Ce mémorandum d’entente s’inscrit dans une dynamique de coopération déjà engagée entre Bangui et Abou Dabi. Il vise, selon le ministre, à mobiliser de nouveaux financements stratégiques pour accélérer la réalisation de grands projets d’infrastructures, tout en modernisant la gestion foncière du pays grâce aux outils numériques développés par l’entreprise émiratie. Pour les autorités centrafricaines, ce partenariat doit également renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux, dans un contexte où l’économie centrafricaine reste fortement dépendante de l’aide extérieure et des ressources naturelles.

Une diplomatie économique en expansion

Cette annonce s’inscrit dans une séquence plus large de resserrement des liens diplomatiques et économiques de Bangui avec de nouveaux partenaires. À la mi-juillet, le président Faustin-Archange Touadéra avait déjà reçu au Palais de la Renaissance les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs accrédités auprès de la République centrafricaine, représentant la Norvège, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, l’Inde et la Namibie. Chacun de ces pays a affiché des priorités de coopération spécifiques, de l’énergie à l’exploitation minière en passant par l’agriculture et les infrastructures.

La multiplication de ces partenariats bilatéraux traduit la volonté affichée de Bangui de diversifier ses soutiens extérieurs, dans un contexte régional marqué par la présence de plusieurs puissances aux intérêts concurrents en Centrafrique. Les modalités financières précises de l’accord avec Transland, notamment le montant des investissements envisagés et le calendrier de mise en œuvre, n’ont pas été rendues publiques à ce stade.

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