Face à des rumeurs de coup d’État circulant depuis plusieurs jours dans la capitale centrafricaine, la présidence de la République a démenti toute tentative de déstabilisation et appelé la population au calme. Lors d’une conférence de presse tenue le 26 juin à Bangui, le porte-parole de la présidence, Albert Yaloké Mokpème, a qualifié ces informations de « simples rumeurs », entretenues selon lui par « les ennemis de la paix ».
Le porte-parole a néanmoins confirmé que des patrouilles mixtes étaient déployées dans la capitale, précisant qu’elles visaient uniquement à « prévenir toute infiltration illégale » et non à répondre à une menace avérée. Cette communication officielle intervient dans un contexte où la République centrafricaine reste confrontée, plusieurs mois après les élections générales de décembre 2025, à des tensions politiques et sécuritaires récurrentes, alimentées notamment par la présence de groupes armés dans certaines régions et par le rôle contesté des forces russes présentes aux côtés de l’armée centrafricaine (FACA).
Un climat de suspicion persistant
Ce type de rumeur n’est pas isolé : des tensions similaires ont été rapportées ces derniers mois dans plusieurs localités de province, notamment à Zémio, dans le Haut-Mbomou, où une psychose liée à des tensions entre FACA et alliés russes a été signalée par la presse locale. La récurrence de ces rumeurs, qu’elles soient fondées ou non, traduit un climat de suspicion qui continue de peser sur la vie politique centrafricaine.
Les autorités n’ont pas précisé l’origine des rumeurs ni communiqué d’éléments permettant d’en évaluer la source ou la crédibilité. Aucune arrestation ni aucune mesure d’exception n’a par ailleurs été annoncée dans la foulée de cette déclaration. La prudence reste de mise sur ce dossier : il reviendra au rédacteur de vérifier auprès de sources indépendantes si ces rumeurs reposaient sur des éléments tangibles avant toute publication.
