Le Conseil de sécurité de l’ONU reconduit le régime de sanctions visant la Centrafrique jusqu’en 2027

Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de reconduire jusqu’au 31 juillet 2027 le régime de sanctions imposé à la République centrafricaine, a rapporté début août le Journal de Bangui. Cette mesure, régulièrement renouvelée depuis plusieurs années, s’inscrit dans la volonté de l’organisation de contenir une crise sécuritaire toujours jugée préoccupante par les Nations unies, malgré les efforts entrepris par les autorités centrafricaines et leurs partenaires pour rétablir la paix sur l’ensemble du territoire.

En renouvelant ce régime, le Conseil de sécurité reconnaît que les défis auxquels fait face le pays dépassent le seul cadre d’un conflit interne. La RCA reste, selon l’ONU, au cœur d’enjeux régionaux où s’entremêlent trafics d’armes, exploitation illicite de ressources minières, circulation transfrontalière de groupes armés et rivalités d’influence entre plusieurs acteurs étrangers présents dans le pays.

Une économie de guerre toujours active

Les revenus tirés de l’exploitation illégale de l’or, des diamants et d’autres ressources naturelles continuent, selon les Nations unies, de financer certains groupes armés, compliquant d’autant les efforts de désarmement et de réconciliation nationale engagés par Bangui. Le Conseil de sécurité estime par ailleurs que la dimension transfrontalière de la crise centrafricaine constitue une menace pour l’ensemble de l’Afrique centrale, les mouvements de combattants et les réseaux de contrebande affectant également la stabilité des pays voisins.

Le maintien des sanctions vise notamment à empêcher l’approvisionnement des groupes armés en armes et en ressources financières, tout en soutenant les efforts des autorités centrafricaines en faveur de la consolidation de la paix. L’ONU insiste toutefois sur la nécessité de poursuivre les réformes du secteur de la sécurité, de renforcer la gouvernance des ressources naturelles et de lutter contre l’impunité. Pour Bangui, cette prolongation constitue à la fois un signal de vigilance de la communauté internationale et un rappel des défis qui restent à relever pour sortir totalement du régime de sanctions.

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