Les Fauves de Bas-Oubangui connaissent désormais leurs adversaires sur la route d’une qualification qu’ils n’ont encore jamais obtenue. Tirée au sort dans le Groupe F des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027, la République centrafricaine affrontera le Burkina Faso, le Bénin et la Mauritanie, avec un coup d’envoi des rencontres prévu en septembre 2026, selon les informations recoupées par Radio Ndeke Luka et Oubangui Médias.
Jamais parvenue à disputer une phase finale de la CAN depuis son adhésion à la Confédération africaine de football, la Centrafrique aborde cette campagne avec l’ambition affichée de créer la surprise. Radio Ndeke Luka résume la donne en évoquant un « groupe jouable, mais exigeant », où le Burkina Faso, habitué des phases finales continentales, fait figure de favori, aux côtés d’un Bénin en progression constante ces dernières saisons et d’une Mauritanie coriace à domicile.
Un intérimaire à la tête des Fauves
Sur le banc, c’est Éloge Enza-Yamissi, ancien capitaine emblématique de la sélection, qui a été désigné entraîneur intérimaire des Fauves. Il a déjà eu l’occasion de tester son groupe lors de la dernière trêve internationale FIFA, en juin 2026, avec une liste de 24 joueurs convoqués pour deux matchs amicaux face au Togo et à l’Angola, disputés au Maroc.
Interrogé par Oubangui Médias sur les chances centrafricaines dans ce groupe, l’entourage de la sélection reconnaît le statut d’outsider de la Centrafrique, tout en rappelant que les Fauves ont déjà montré, lors de précédentes campagnes, leur capacité à jouer les trouble-fête face à des adversaires mieux classés au classement FIFA. Pour se qualifier à la phase finale de la CAN 2027, qui doit se dérouler en Ouganda, au Kenya et en Tanzanie, la Centrafrique devra terminer parmi les deux premiers du Groupe F.
En attendant le coup d’envoi de septembre, la Fédération centrafricaine de football multiplie les stages de préparation à Bangui, dont le dernier s’est tenu début juillet 2026 à son siège. Reste désormais à transformer cette dynamique de préparation en résultats sur le terrain, face à des adversaires expérimentés que les Fauves de Bas-Oubangui n’ont, à ce jour, jamais réussi à déjouer sur la scène continentale.
