Du 10 au 13 août 2026, le stade de 20 000 places de Bangui a accueilli la première édition du Festival international de l’indépendance de la République centrafricaine (FIC), organisé par l’association MT Corporation. Placée sous le thème « Paix, souveraineté et unité pour notre avenir », cette manifestation a rassemblé contes, récits historiques, danses traditionnelles, ateliers pédagogiques et découvertes culinaires venus de différentes régions du pays, à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, célébré le 13 août.
L’initiative avait été officiellement annoncée lors d’une conférence de presse tenue le 24 juillet 2026 à Bangui. Son promoteur, Béranger Boubandé, en a expliqué la genèse : « Ce qui m’a motivé, c’est que chez nous, on n’a pas d’événement majeur en Centrafrique et, comme le 13 août est une date qui est un peu oubliée, je voulais juste la mettre en valeur et rappeler à la jeunesse nos valeurs. »
Réconcilier la jeunesse avec son histoire
Pendant les quatre jours de festivités, le programme a multiplié les formats destinés à replacer les nouvelles générations au contact de leur histoire : sessions de retransmission orale, ateliers historiques animés par des connaisseurs du patrimoine centrafricain, conférences et espaces d’échanges autour des valeurs nationales. L’ambition affichée par les organisateurs est de faire de cette date, souvent éclipsée dans le calendrier des célébrations, un rendez-vous annuel structurant pour la transmission de la mémoire collective.
Cette première édition s’inscrit dans un paysage culturel centrafricain déjà marqué par d’autres rendez-vous d’ampleur, comme le Tî-Ï Festival, consacré aux musiques, danses et jeux traditionnels, dont la cinquième édition s’est tenue en avril 2026 dans la même enceinte. À la différence de ce dernier, le FIC revendique un ancrage plus directement patriotique, en résonance avec le discours prononcé par le président Faustin-Archange Touadéra à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance.
Le succès de cette édition inaugurale, dont la fréquentation précise n’a pas encore été communiquée par les organisateurs, devrait déterminer la pérennité de l’événement dans le calendrier culturel centrafricain.
