Sur le terrain poussiéreux de Kpalongo, les séances d’entraînement se poursuivent chaque jour, mais avec toujours moins de moyens. L’école de football « Port de Douala », qui forme de jeunes joueurs dans la capitale centrafricaine, a lancé un appel à l’aide début août pour faire face à un manque criant d’accessoires sportifs, selon Oubangui Médias.
Ballons usés, maillots dépareillés, absence de chasubles ou de plots d’entraînement : les encadreurs de la structure doivent composer avec un équipement de fortune pour continuer à faire progresser leurs jeunes licenciés. Malgré ces conditions difficiles, les séances quotidiennes se maintiennent, portées par des éducateurs décrits comme passionnés, qui refusent de suspendre les entraînements faute de matériel.
Ce type d’école de quartier constitue, avec les ligues locales, l’un des seuls viviers de formation accessibles à de nombreux jeunes Centrafricains qui n’ont pas les moyens de rejoindre des structures privées mieux dotées. Leur fragilité matérielle fait écho à des difficultés plus larges qui touchent le football centrafricain à tous les niveaux : la sélection nationale elle-même évolue depuis 2021 sans stade homologué par la Confédération africaine de football, faute de travaux suffisants sur le stade Barthélémy-Boganda de Bangui, selon Radio Ndeke Luka.
Un appel à la solidarité
Les responsables de l’école espèrent que leur appel sera entendu par des partenaires publics ou privés, associations, entreprises locales ou simples particuliers, afin de renouveler un équipement de base devenu insuffisant pour encadrer correctement les jeunes joueurs. Aucun montant ni calendrier précis n’a pour l’instant été communiqué.
Note pour le rédacteur : cet article gagnerait à être enrichi par un entretien avec les responsables de l’école ou des parents de jeunes licenciés, afin de préciser les besoins exacts et le nombre d’enfants concernés.
À Bangui, l’école de football « Port de Douala » réclame de quoi équiper ses jeunes pousses
